Revenir aux actus
Télé
25/10/2019

Des coucheries sur Arte, si si !

Ce samedi 26 octobre à 1h du matin, le numéro 956 de “Court-Circuit” fait la part belle à la bagatelle, en animation comme en prises de vues réelles. De quoi donner envie de veiller un peu plus tard avant le changement d'heure !

Ce “spécial coucheries” de Court-circuit pourrait bien en émoustiller certain(e)s, en annonçant illico la couleur ou plutôt au pluriel, car elles sont nombreuses et éclatantess dans les deux films d'animation drôles et coquins intégrés au programme.

Le gardien, sa femme et le cerf de Michel Mihalyi et David Stumpf (visuel ci-dessous) était en compétition Orizzonti à Venise, réunissant en coproduction République tchèque, Slovaquie et France, et relate avec entrain, rythme et humour l'excitation croissante d'une femme délaissée par son concierge de mari (qui s'occupe d'une résidence aux allures d'Arche de Noé) et trouve à assouvir ses désirs avec un drôle de zèbre, ou plutôt de cerf... Une histoires de cornes et de bois, donc !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le déjà célèbre Cyclistes, du Croate Veljko Popovic (visuel ci-dessous), associe pour sa part sport et kama-sutra, le vainqueur d'étape recevant plus que le petit lion en peluche d'un sponsor bancaire ! Le réalisateur explique en bonus ses références picturales, filmé devant le lac d'Annecy où son film était présenté. On verra aussi dans l'émission les premières images de Pornstar de Maxime Caperan et Thomas Finkielkraut, bientôt diffusé dans le même cadre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On ne ratera pas non plus le court métrage colombien ouvrant les réjouissances, Masmelos de Duvan Duque (photo de bandeau), qui filme un groupe d'adolescents issus de la jeunesse dorée de Bogota durant une hédoniste journée à la campagne, dans la propriété de la fille d'un ministre en mauvaise passe, rattrapé par des accusations de corruption. Une parenthèse enchantée où les corps de Mélanie et de ses ami(e)s sont filmés avec une sensualité qui n'est pas sans évoquer celle de Mektoub, my love. Un motif rare dans le court métrage colombien, usuellement davantage tourné vers les classes populaires et défavorisés, selon l'un des programmateurs du Panorama du cinéma colombien de Paris, Sébastien Coral (de l'association Le chien qui aboie), interviewé pour l'occasion.

Ne pas hésiter à se tourner, comme d'habitude, vers les possibilités de replay dans la semaine suivant la diffusion... 

Christophe Chauville

À lire aussi :

- Notre critique du précédent court métrage de Maxime Caperan : Les guerriers.

- Le palmarès du Panorama du cinéma colombien de Paris 2019.