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13/02/2020

Le cinéma d’animation dans tous ses états, opus 2020

“Aujourd'hui le cinéma”, à la Cinémathèque française, accueillera l'annuelle sélection de courts métrages d'animation concoctée par Francis Gavelle, qui est notamment le coordinateur du Prix André-Martin.

À partir de 19h et pour un peu plus d’une heure trente de projection, la Cinémathèque française proposera le lundi 24 février une sélection de neuf œuvres animées de genres divers et d’esthétiques variées.

Seront ainsi projetés Marie Boudin de Margot Bargé (sélectionné récemment en compétition nationale au Festival de Clermont-Ferrand), Chloé Van Herzeele d’Anne-Sophie Girault et Clémence Bouchereau, Flow d’Adriaan Lokman, Symbiosis de Nadja Andrasev, Au fond du jardin d’Anaïs Gauchot, Sororelle de Louise Mercadier et Frédéric Even (visuel ci-dessous), Sous la canopée de Bastien Dupriez, Nuit chérie de Lia Bertels et Esperança de Jeanne Paturle, Cécile Rousset et Benjamin Serero.

Pour une mise en bouche, évoquons le film de Bastien Dupriez Sous la canopée (visuel de bandeau), dont la musique a été composée par Antoine Zuccarelli. Cette animation expérimentale au rythme endiablé évolue et se construit au gré des instruments, ce qui nous plonge au cœur d’une aventure visuelle et auditive. Attention, en revanche, au possible risque épileptique pouvant être provoqué par cette succession d’images hautes en couleurs ! Celles-ci, liées à une faune et une flore équatoriale, “dansent” avec la musique et nous racontent une histoire exotique pleine d’émotion, évoquant la beauté de la nature vierge, mais aussi la déforestation et les feux ayant ravagé la forêt amazonienne.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Toujours dans une préoccupation de vie, de mort et de terre, Sororelle de Louise Mercadier et Frédéric Even raconte l’histoire de trois sœurs se confrontant à l’arrivée de leur propre fin. Conte dramatique, Sororelle offre en outre une analyse presque anthropologique de ses héroïnes : trois sœurs, peut-être des jumelles, tant elles sont proches physiquement, partageant un destin commun, mais chacune a une réaction personnelle pour appréhender la mort. Doit-on se résigner, résister ou l’attendre comme une porte de sortie envers la condition humaine ? Sororelle offre une allégorie d'une montée inéluctable des eaux, impossible à arrêter et qui sera sûrement fatale.

Axel Vaussourd

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