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Festivals
26/06/2020

Pas de ciel étoilé grenoblois cette année, mais des séances en ligne…

Un autre rendez-vous de première importance dans le calendrier du court métrage sera virtuel cette année, à savoir le 43e Festival du film court en plein air de Grenoble, dont l'intitulé est à mettre entre guillemets pour une fois.

Le 43e Festival du film court en plein air aura lieu en version dématérialisée, mais exactement sur les dates prévues initialement, du mardi 30 juin au samedi 4 juillet 2020. Le festival sera gratuit et ouvert à tous, même si certains dispositifs nécessiteront une inscription en ligne au préalable.

Une riche compétitition attend, comme d'ordinaire, les spectateurs-internautes, même loin de la salle Juliet-Berto ou de la Place saint-André, avec toujours son lot de découvertes et de “hits” du moment, réunis en un savant mélange. Sur les titres déjà connus, on conseillera plus particulièrement Angèle à la casse de Daniela de Felice et Matthieu Chatellier (photo ci-dessus), Beauty Boys de Florent Gouëlou, Blaké de Vincent Fontano, Champ de bosses d'Anne Brouillet, Degas et moi d'Arnaud des Pallières (visible en ce moment sur notre plateforme), Luge de Mickaël Dupré (une belle animation intimiste autoproduite), Poseur de Margot Abascal (également disponible sur Brefcinema) ou encore le beau et délicat Un adieu de Mathilde Profit (photo ci-dessous).

Des prix seront remis, puisque des jurys officieront à distance, tandis que beaucoup d'autres événements auront lieu également, malgré tout, dont le stage d'analyse filmique cher à l'équipe de la Cinémathèque organisatrice, mais aussi des masterclass et des rencontres quotidiennes en live. La rituelle Nuit blanche se déroulera bel et bien elle aussi, le vendredi 3 juillet à partir de 22h, selon une programmation concoctée par L'Agence du court métrage autour des territoires de l'horreur et du frisson, en 24 films d'hier et d'aujourd'hui. Il y aura des classiques (Fast Film de Virgil Widrich, Je suis ton châtiment de Guillaume Bréaud), de l'animation (Wild Love – visuel ci-dessous, King Crab Attack ou encore le césarisé La nuit des sacs plastiques), du moyen métrage (Le gouffre de Vincent Le Port, Le dieu Bigorne de Benjamin Papin) et même de la comédie (L'ours noir de Méryl Fortunat-Rossi et Xavier Seron, Boustifaille de Pierre Mazingarbe).

Des surprises sont enfin prévues à l'attention des enfants tout au long de ces journées de réjouissances, en attendant de pouvoir regagner la capitale iséroise l'an prochain à la même époque pour une 44e édition déjà dans toutes les têtes. 

Christophe Chauville

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