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Festivals
02/08/2019

Gindou : the Place to Be (à nouveau) !

Les 35es Rencontres Gindou Cinéma, c'est pour la mi-août, du 17 au 24, avec notamment une fabuleuse rétro de l'œuvre des frères Larrieu.

Voilà de quoi donner une forte envie de passer un séjour dans le Lot, le programme de cette édition de Gindou cinéma étant particulièrement alléchant. Quasiment des régionaux de l'étape, Arnaud et Jean-Marie Larrieu seront mis à l'honneur par une rétrospective qui a des allures d'intégrale, avec tous leurs courts métrages depuis Court voyage, qui date déjà de 1987. On savourera particulièrement de voir sur grand écran Les baigneurs (1991) ou encore Bernard ou les apparitions, très rare et qui metait en scène devant la caméra le réalisateur Yves Caumon, ami du duo. À ne pas rater aussi leur premier long métrage, Fin d'été (photo ci-dessous), un low budget méconnu réalisé avant La brèche de Roland.

 

 

 

 

 

 

La section des “Vagabondages cinématographiques”, une locution qui pourrait d'ailleurs parfaitement s'appliquer au cinéma des Larrieu, proposera quasiment une trentaine de longs métrages en avant-première, parmi lesquels Alice et le maire de Nicolas Pariser, Ceux qui travaillent d'Antoine Russbach, J'ai perdu mon corps de Jérémie Clapin (photo ci-dessous), Nos défaites de Jean-Gabriel Périot ou encore Le voyage du Prince de Jean-François Laguionie et Xavier Picard.

 

 

 

 

 

 

La sélection de courts métrages qui a été concoctée ne sera pas en reste, avec de nombreuses découvertes à la clé – dont le nouveau film de Simon Rieth, Sans amour – et des immanquables comme Mano à mano de Louise Courvoisier, Max de Florence Hugues et Gronde marmaille de Clémentine Carrié (photo ci-dessous).

 

 

 

 

 

 

Du côté du patrimoine, la voisine Cinémathèque de Toulouse a composé une carte blanche autour de la thématique “Filmer le désert” et 3 courts métrages des années 1930 seront montrés, datant de ces temps où la France se pâmait encore d'être une puissance coloniale, quelqu'en soit le prix... L'un des pourfendeurs de cet impérialisme, René Vautier, ne sera pas oublié, à travers la présentation des Trois cousins, une fiction qu'il signa en 1970.

Beaucoup d'ateliers et d'animations à l'attention des plus jeunes sont aussi prévues, l'ensemble de la programmation étant à retrouver sur le site de la manifestation.

Christophe Chauville

À lire aussi :

- J'ai perdu mon corps primé au Festival d'Annecy 2019.

- L'intégrale des courts métrages de Jean-Gabriel Périot en DVD.