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En salles
13/09/2019

Le temps ordinaire de “Tempo comum”, de Susana Nobre

Sa minuscule distribution ne doit pas empêcher de découvrir ce très beau “court premier long”, au Saint-André des Arts à Paris.

Remarqué à IndieLisboa et à Rotterdam, Tempo comum a une durée un peu hybride, à peine plus que celle, présumée “orthodoxe”, du moyen métrage, puisqu'il dure 64 minutes, générique compris. Pas de complément de programme dans les séances de 13h que le Saint-André des Arts propose, chaque jour à 13h, ou presque (voir le site de la salle pour tous les détails), mais des rencontres avec la réalisatrice et certains de ses invités, tant le film se suffit amplement à lui-même.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il est en apparence tout simple, sinon minimaliste, se concentrant autour d'un couple qui vient d'avoir un bébé et qui vit ces premières semaines de paternité/maternité au rythme de la nouvelle venue, la petite Clara, et des visites des proches, les deux grands-mères notamment. Pedro et Marta sont ainsi comme au ralenti, d'autant que la seconde est en congés maternité, et pourtant la période est épuisante, c'est bien connu. Susana Nobre saisit la nature particulière et fugace de ces heures par petites touches, dans un registre proche du documentaire, même si la référence fictionnelle au Ten de Kiarostami est possible. Le regard est lumineux et Tempo comum s'avère avec évidence touchant et empreint d'une humanité banale et immédiate, donc précieuse. 

Sa réalisatrice Susana Nobre, née en 1974 à Lisbonne, poursuit ainsi par ces chemins buissonniers son itinéraire, qui l'avait conduite en 2015 à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes avec son court métrage Provas, exorcimos, déjà produit par sa propre société Terratreme Filmes.

Christophe Chauville


Outre le Saint-André des Arts, Tempo comum est aussi visible cette semaine au cinéma Concorde de La Roche-sur-Yon.

 

 

 

 

 

 

À lire aussi :

- Une autre histoire intime de paternité : Pour Ernestine, moyen métrage de Rodolphe Viémont.