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10/10/2019

Nice au centre de l'Europe : “Un festival, c'est trop court !”, épisode 19

C'est, avant la date anniversaire des 20 ans qui se profile, une année un peu spéciale pour le Festival européen du court métrage de Nice, mais cette 19e édition ne sera aucunement bradée, avec un riche programme qui comprendra notamment les différentes compétitions habituelles.

C'est du 11 au 18 octobre que le festival se déploiera sur une demi-douzaine de lieux de la ville de Nice (pour le programme complet, c'est ici !), et on commencera, une fois n'est pas coutume, par les séances spéciales, puisque les 30 ans de Bref y seront célébrés (lire plus particulièrement notre présentation de cette programmation liée, tout comme l'affiche 2019 du festival, à la figure et la postérité de Jean Vigo), en plus du cinquantenaire du Grec (voir aussi notre numéro 124 et la carte blanche alors offerte à la structure) et des deux décennies d'existence du Prix Polar SNCF – avec plusieurs films courts qu'il a déjà été possible d'apprécier sur Brefcinema, comme L'accordeur d'Olivier Treiner, Penny Dreadful de Shane Atkinson et Hasta que la celda nos separe de Mariana et Joserro Emmanuelli.

Du côté de la compétition européenne, le choix opéré parmi les œuvres soumises mêle toujours harmonieusement de vraies découvertes venues d'horizons géographiques variés (dont pas mal de pays de l'Est cette année : Ukraine, Hongrie, Lituanie, Pologne, Roumanie) et des films qui connaissent de fastes parcours festivaliers, tels Pauline asservie de Charline Bourgeois-Tacquet (photo ci-dessous à droite), D'un château l'autre d'Emmanuel Marre, Chien bleu de Jérémy Trouilh et Fanny Liatard, La traction des pôles de Marine Levéel (photo ci-dessous à gauche), Mort aux codes de Léopold Legrand, ou les inusables animations Mémorable de Bruno Collet et Je sors acheter des cigarettes d'Osman Cerfon. Précision utile, Benoit Forgeard est cette année le président du jury qui examinera tous ces films.

 

 

 

 

 

La compétition “expérience” promet elle aussi beaucoup et l'on y verra, entre autres, L'espace commun de Raphaële Bezin, Last Year When the Train Passed by de Pang-Chuan Huang ou encore Flow d'Adrian Lokman. Pour les courts d'animation seront en lice vingt films issus de nombreuses écoles, tant françaises qu'européennes, sans oublier les “Courts d'ici”, par conséquent liés à la Région Sud mais aussi la Corse, à savoir, entre autres, Sous l'écorce d'Ève-Chems de Brouwer, Le coup des larmes de Clémence Poésy et Mardi de 8 à 18 de Cecilia de Arce.

 

 

 

 

 

Ajoutons enfin que Jean-François Laguionie sera l'invité d'honneur de la manifestation et présentera, en partenariat avec L'Agence du court métrage, le programme des ses courts métrages, actuellement en salles, Les mondes imaginaires..., le jeudi 17 octobre 2019 à 20h à la Cinémathèque. Quant à la soirée de clôture, elle aura lieu le lendemain, à partir de 19h à la Villa Arson.

Christophe Chauville

À voir :

- Je sors acheter des cigarettes d'Osman Cerfon, en ligne actuellement sur Brefcinema.

À lire aussi :

- Sur l'édition 2018 d'Un festival, c'est trop court !

- Sur Les mondes imaginaires de Jean-François Laguionie.